Comment puiser dans le deuil, la force de vie de Dieu?

Posted: février 25, 2021 by C.W

Accepter l’Esprit de consolation

“Au cours du processus du deuil, la dépression est l’étape la plus longue et souvent la plus difficile. Elle peut durer des mois et même se prolonger pendant plusieurs années. C’est le moment où notre imagination se calme et où nous commençons lentement à affronter la réalité en face. Marchander n’est plus une option à présent puisque la panique ressentie initialement commence à s’apaiser et le «brouillard émotionnel» se dissipe. Ce stade est caractérisé par une grande tristesse, une insociabilité et une diminution d’énergie. La personne est immergée totalement dans sa détresse, alimentée par des sentiments de culpabilité et une remise en question permanente. C’est aussi une période qui peut sembler interminable puisque les émotions qui nous submergent nous paraissent insurmontables.” Elisabeth Kübler-Ross

Il neigeait ce matin là. La multitude de fleurs recouvrait entièrement la tombe fraîchement creusée. Alors que nous nous tenions là, debout, à contempler les marques d’amour et de soutien de toutes les personnes qui avaient croisés la route de notre frère. Nos enfants couraient, s’amusaient dans la neige immaculée tombée durant la nuit. L’innocence face à la réalité; la vie face à la mort.

Les paroles inspirées du pasteur résonnèrent à nouveau dans mon coeur: “La vie n’a pas dit son dernier mot!”

Nous avions conscience, à cet instant, qu’une page se tournait et qu’une autre s’ouvrait devant nous. Mais qu’allions nous pouvoir y écrire? Comment pourrions-nous continuer le récit? Soutenir les êtres qui souffriront le plus de cette absence? Honorer la mémoire de celui qui nous a quitté…

Où trouver la force de vie indispensable à cette reconstruction?

L’épreuve du deuil est, pour moi, l’occasion d’expérimenter, à nouveau, cette parole si souvent entendue et lue:

“Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père plein de compassion et le Dieu de tout réconfort! Il nous réconforte dans toutes nos détresses afin que nous puissions réconforter ceux qui se trouvent dans la détresse, grâce à l’encouragement que nous recevons nous-mêmes de la part de Dieu. En effet, de même que les souffrances de Christ abondent pour nous, de même aussi, c’est par Christ que notre réconfort abonde.” 2 Corinthiens 1:3-5     

C’est Dieu, lui-même, qui fait toute la différence dans le feu de l’épreuve.

Il est l’allié dont nous ne pouvons nous passer; tout d’abord pour nous-mêmes mais ensuite, pour ceux qui nous entourent et qui se trouvent également dans la détresse.

Imaginons un instant que nous sommes prisonnier d’un labyrinthe plongé dans l’obscurité. Tout à coup, une lumière nous apparaît personnellement, nous permettant de trouver un chemin vers la sortie. Refuserions nous d’utiliser cette lampe pour nous sauver et secourir ceux qui sont, éventuellement, avec nous dans ce dédale obscure?

“Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine. Dieu est fidèle, et il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter.”

1 Corinthiens 10:13

Enfant de Dieu, face à la détresse, nous avons 2 options; sombrer ou saisir la main tendue de Notre Père.

Qu’est-ce qui peut nous empêcher d’accueillir le secours de l’Esprit de consolation?

  • Le mensonge

Dans cette période de grande fragilitée émotionnelle, nous sommes des proies faciles. Les sentiments de culpabilités, de remise en question permanente, d’émotions insurmontables et incontrôlables sont autant d’occasions que l’ennemi utilisent pour nous maintenir loin de cette main tendue par Dieu.

La seule arme que nous possédions contre le mensonge est la Vérité.

“Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.” Jean 8:32

“Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.” Jean 14:6

De ce fait, notre premier et unique rempart aux mensonges est Christ.

“Et invoque-moi au jour de la détresse; Je te délivrerai, et tu me glorifieras.” Psaume 50:15

  •  La peur d’oublier

Pour beaucoup de gens, les larmes sont le signe physique de la tristesse ultime. Jésus lui-même pleura de compassion face aux larmes des proches de Lazare.

“Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému.[…]Jésus pleura…” Jean 11:33;35

Dans certaine culture, les pleurs tiennent un rôle d’hommage rendu au défunt.

Se pourrait-il alors que nous associons le fait d’être consolé au fait de ne plus pleurer? Et donc, par rebondissement, de ne plus rendre hommage ou même “oublier” la personne disparue?

Et pourtant, la demeure du souvenir n’est pas dans les pleurs, elle se trouve dans notre âme. Et cette dernière est éternelle!

  •  La douleur, la colère

Le profond sentiment d’injustice que peut générer la disparition d’un être cher, est probablement l’émotion la plus difficile à surmonter. Tellement de choses sont remises en question; nos projets, l’avenir, parfois même le sens de notre vie. Allant parfois jusqu’à penser que nous avons probablement fait quelque chose de “mal” et que Dieu nous sanctionne. La douleur, la peur et la colère prennent alors la place du chagrin. S’ouvre alors, devant nous, un abîme insurmontable duquel il devient difficile de s’extirper sans secours.

  •  Le doute

“Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance.” 

Jean 10:10

Le doute est la nourriture de la rébellion contre l’Amour de Dieu. C’est par le doute, semé dans l’esprit de Eve, que le serpent du jardin fît chuter l’homme et la femme.

“Est-ce que Dieu vous a vraiment dit: “Ne mangez aucun fruit du jardin”?[…]”Le serpent répond à la femme: “Pas du tout! Vous ne mourrez pas![…]”  Genèse 3:1b;4

Bien souvent, lorsque nous traversons l’épreuve, le doute est la première graine que le malin plante dans notre pensée;

On doute de l’amour de Dieu pour nous.

On doute de Sa volonté à nous secourir.

On doute des promesses qu’il nous a faite.

On doute de Sa Parole, de Sa fidélité, de Ses capacités,…

Mais il est plus rare de douter du doute!

Prenons le temps de passer nos interrogations au feu de l’Esprit de Dieu. Rappelons-nous que Son Amour pour nous est inébranlable et fidèle.

“Mais dans tout ce qui nous arrive, nous sommes les grands vainqueurs par celui qui nous a aimés. Oui, j’en suis sûr, rien ne pourra nous séparer de l’amour que Dieu nous a montré dans le Christ Jésus, notre Seigneur. Ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les esprits, ni le présent, ni l’avenir, ni tous ceux qui ont un pouvoir, ni les forces d’en haut, ni les forces d’en bas, ni toutes les choses créées, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu!”

Romains 8:37-39

 

Lorsque l’Esprit de consolation nous tend la main, ne nous dérobons pas. Acceptons de saisir la main de celui qui à la capacité de nous fortifier, de nous éclairer et de nous guérir.

Nous aurons alors, à notre tour et selon la volonté de Dieu, la capacité de venir en aide à ceux qui sont dans la détresse et que Dieu veut également consoler!

 

Christel

No Comments

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

X