Et Dieu créa la femme…

Posted: septembre 29, 2021 by C.W

Comme pour beaucoup d’entre-nous les vacances nous offrent, le temps d’un court instant, l’occasion de nous évader et d’occuper notre temps aux activités que nous aimons. Pour moi, ce fût la lecture…

J’ai eu le bonheur de découvrir l'auteur Yasmina KHADRA, dont je ne connaissais que le nom jusqu’ici, mais dont l’œuvre me restait inconnue.

Rares sont les moments où les mots me transportent hors du temps et me bouleversent de la sorte!

Car au-delà de l’histoire, relatée avec grande finesse et poésie, l’auteur touche à la profondeur de l’âme de chacun.

Au détour d’une phrase, il ouvre une faille dans notre conscience et nous pousse à une réflexion personnelle. Brisant ainsi les murs qui s’élèvent entre le lecteur et les personnages du récit. Cette proximité nouvelle nous permet alors de saisir, tantôt une émotion enfuie dans notre propre vie, tantôt une vérité oubliée.

 "Les hirondelles de Kaboul" c’est une histoire simple et bouleversante; un récit d’actualité diront certains.

Pour ma part, il fût une part de réponse à un questionnement, une nouvelle prise de conscience sur ma propre condition de femme et sur le rôle de LA FEMME dans ce monde.

Afin de vous emmener avec moi dans cette réflexion, il me semble nécessaire de poser la trame du récit que je vous encourage vivement à lire ou relire!

Au cœur du Kaboul des Talibans, Atiq, le moudjahid reconverti en geôlier, va faire une rencontre qui va chambouler toute sa vie et ébranler toutes ses certitudes…

“Hormis celui de son épouse, Atiq n’a pas vu un seul visage de femme depuis plusieurs années. Il a même appris à vivre sans. Pour lui, à part Mussarat, il n’y a que des fantômes, sans voix et sans attraits, qui traversent les rues sans effleurer les esprits; des nuées d’hirondelles en décrépitude, bleues ou jaunâtres, souvent décolorées, en retard de plusieurs saisons, et qui rendent un son morne lorsqu’elles passent à proximité des hommes. Et d’un coup, un voile tombe, et une merveille en jaillit. Atiq n’en revient pas. Une femme intégrale, compacte; un visage de femme authentique, tangible, intégral lui aussi, là, devant lui? Inimaginable. Il y a si longtemps qu’il a divorcé d’avec une telle réalité qu’il la croyait bannie des mentalités.”  Extrait “Les hirondelles de Kaboul” Yasmina KHADRA 

 

Imaginez, si vous le pouvez, la vie d’un tel homme. Né d’une femme, d’une mère, dont il n’a jamais vraiment pu apprécier le visage car celui-ci, dès son plus jeune âge, est assimilé au péché et à la honte.

Un petit garçon, devenu adolescent, obligé de “profaner” l’intimité des femmes qui l’entourent, pour saisir un éclat de rire, une conversation, un corps, qui lui est interdit de contempler et avec lesquelles il ne peut interagir.

Un adolescent, devenu homme, lobotomisé par les discours religieux destructeurs et réducteurs visant à asservir l’être qu’il devrait pourtant chérir comme sa propre chair.

Un homme, dans la main duquel on placera la pierre qui servira à lapider et massacrer son unique vis-à-vis. Détruisant du même coup le peu d’humanité subsistant en lui.

Quelle est la condition de ce genre d’homme? Quel avenir pour cette société dans laquelle grandit ce petit garçon? Nous même, du haut de nos belles démocraties “féministes”, avons nous compris l’enjeu qui se joue pour l’humanité? Que retire l’ennemi de cette situation?

“A son tour, un mari doit aimer sa femme comme il aime son corps. Aimer sa femme, c’est s’aimer soi-même. Non, personne n’a jamais détesté son corps. Au contraire, on le nourrit, on en prend soin, comme le Christ le fait pour son Église.” 

Ephésiens 5:28-29 

Le fondement d’une société saine commence par le respect de l’équilibre voulu par Dieu au sein de Sa création.

Le plus bel exemple auquel je pense, c’est le dérèglement climatique. Climatosceptique ou non, personne ne peut nier l’évidence et les effets de ce dérèglement sur le monde, et l’impact sur la civilisation humaine et animale.

Nous avons un Dieu d’ordre et d’équilibre. Ne pas respecter ces deux points, c’est mettre en péril notre propre bien-être et par rebondissement, celui des autres.

“Le Seigneur Dieu se dit: “Pour l’homme, ce n’est pas bon d’être seul. Je vais lui faire une aide qui lui convienne parfaitement.”

 Genèse 2:18

Lorsque Dieu décide de créer la femme, il le fait dans un but bien précis et lui attribue un rôle bien défini. Elle n’est pas appelée à devenir l’esclave ou un être inférieur à l’homme, destinée uniquement à le servir. En effet, le mot hébreux traduit par “aide” est le mot "ezer" qui veut dire; secourir, aider quelqu’un dans le besoin.

De ce fait, la femme est partenaire, associée et complémentaire. Celle qui est faite pour influencer et combler le besoin de relations (pas uniquement physiques mais également intellectuelles)

La femme n’existe pas sans l’homme et l’homme existe par la femme. L’un, comme autorité (l’homme) l’autre comme influence (la femme). Chacun appelé à compenser les limites de l’autre.

“Pourtant, devant le Seigneur, la femme ne va pas sans l’homme, et l’homme ne va pas sans la femme. En effet, Dieu a fait la femme à partir du corps de l’homme. Mais l’homme vient au monde grâce à la femme, et tout vient de Dieu.”

 1 Corinthiens 11:11-12

Une société refusant d’admettre cette vérité est déséquilibrée et en danger.

L’influence bénéfique exercée par la femme, est une force au même titre que l’autorité exercée, avec bienveillance, par l’homme sur son foyer. Ces deux forces sont complémentaires et nécessaires au bon fonctionnement de la famille et, par extension, de la société au sein de laquelle elle s’épanouit.

Déstabiliser l’une de ces deux forces, et vous affaiblissez la famille toute entière ainsi que le modèle éducatif sur lequel les enfants bâtiront leur propre foyer et la société dans laquelle ils vivent.

Lorsque nous prenons conscience de cela, nous comprenons mieux pourquoi le rôle de l’homme et de la femme est un champs de combats spirituels perpétuels.

Car ils sont le “socle”, créé par Dieu, sur lequel se construit la famille et la société.

“Femmes, obéissez à votre mari, comme vous devez le faire dans le Seigneur.

Maris, aimez votre femme et ne soyez pas durs avec elle.” 

Colossiens 3:18-19

Dans le coeur de notre créateur, il n’y a jamais eu un but d’oppression et de soumission malsaine.

Notre Sauveur lui même n’est pas venu pour opprimer mais pour servir et aimer.

Soyons ces imitateurs…

Enjoy!

Christel

1 Comment

  • Caroline septembre 29, 2021 at 11:34

    Merci pour ce magnifique article qui remet de l’ordre et de l’équilibre dans toutes les revendications féministes qui sont parfois très extrêmes… Cet équilibre est tellement précieux dans le couple mais aussi parfois si difficile à trouver !

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